Équipe Mosquito open-source

From Communauté de la Fabrique des Mobilités




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Description: La vélomobile (vélo-couché à trois roues intégré dans un carénage) Mosquito open-source est une version simplifiée du Mosquito, fabriqué à quelques exemplaires par une fratrie de passionnés des débuts de l'aviation et des technique de fabrication en bois (premier matériau composite présent sur Terre?), qui bénéficie en quelques endroits précis de matériaux plus récents (fibre de verre, fibre de carbone, résine). L'image présentée ne montre que le trike (vélo-couché à trois roues) pour le moment. C'est sur lui qui vient ensuite se greffer un carénage, qui permet de gagner encore (la position couchée étant déjà un premier avantage) en efficacité énergétique.

People involved in the team: Dorian Somers, Dsmrs, Léonhard MARTIN, Tiboroy, Xaviernitsch

Referent (privileged contact): Joseph Iturbide

Full team? Oui

Extreme Challenge Candidate: Oui

Challenge(s) addressed: L'extrême défi ADEME

Team vehicle(s): Mosquito

Wealth sought by the Team: Conseil Expertise, Mentorat, Expérimentation, Moyen de prototypage - production - essais et calcul, Financement, Contributeur - Communauté

Skills sought by the team: Energie/Electrique, Politique/territoriale, Politique/Plan de Déplacement Urbain - PDU, Action/Formation, Action/contraindre - inciter, Partie prenante/Conseiller en mobilité, Partie prenante/laboratoire école, Pratique de mobilité/individuelle, Pratique de mobilité/Mobilité durable, Pratique de mobilité/Mobilité active, Discipline/Modèles économiques, Discipline/Véhicule/Systèmes électriques, Discipline/Véhicule/Prototypage

Personnes ayant les compétences recherchées par l'Equipe : Abdelkoudouss FAQIR, Abdourahamane, Adam Mercier, Aladin Mekki, Alain Deveze... further results

Other needs: - Ateliers équipés dans les régions/départements/communautés d'agglomération pour accueillir des formations à l'autoconstruction.

Common(s) of interest for the Team: Challenge sur la seconde vie des trottinettes électriques

Community of interest:

Theme: eXtrême Défi, Vélo et Mobilités Actives, MaaS, Open HardWare, Ecoles et Etudiants, Ecomobilité scolaire, Logiciel Libre

Website: https://mosquito-velomobiles.org/

Link to my cloud, wiki, drive: https://github.com/MosquitoOS

Trike Mosquito simplifié.jpeg


Response file to the eXtreme Challenge[edit source]

Describe here your answer on 4 of the 6 parts: Narrative, ecosystem, economics and feedback.
The 2 other parts (Vehicle, Energy) are to be detailed in your Vehicle sheet Mosquito.

=== Le problème à résoudre :===
Décarboner la mobilité en zone rurale.
Dans les territoire peu densément peuplés, la mobilité est aujourd’hui une problématique majeure. Les transports en commun ne sont pas en mesure d’apporter une réponse efficace aux usagers, dont le quotidien s’organise presque exclusivement autour de l’automobile. D’après l’INSEE (Enquêtes nationales transports et déplacements 1994 et 2008 ), la distance médiane parcourue en zone rurale est de 50 km par jour. Dans le contexte actuel d’urgence climatique, mais également d’urgence sociale générée par la hausse des prix des carburants, il devient incontournable de développer un véhicule suffisamment efficient pour parcourir ce type de distances avec une consommation d’énergie minime, voire sans apport énergétique autre que travail musculaire de l’usager.

Sédentarité et enjeux de santé publique.
Les recommandations actuelles de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), en matière d’activité physique pour la santé, sont de pratiquer : pour les enfants et adolescents de 5 à 17 ans, « au moins 60 minutes quotidiennes d’activité physique, d’intensité modérée à forte » et, pour les adultes, « au moins 150 minutes hebdomadaires d’une activité physique d’intensité modérée » (World Health Organization. Physical activity. Fact sheet. Geneva: WHO. 2018.). L’activité physique modérée est définie comme accélérant sensiblement la fréquence cardiaque, et correspond à la pratique du vélo. En 2014-2016, si 70 % des hommes adultes atteignent ces recommandations, ce n’est le cas que pour 50 % des femmes, 40 % des garçons de 15-17 ans et 15 % des filles de 15-17 ans ( Verdot  C, Salanave  B, Deschamps  V.  Activité physique et sédentarité dans la population française. Situation en  2014- 2016 et évolution depuis 2006-2007. Bull Epidémiol Hebd. 2020;(15):296-304.).

Si l’OMS considérait déjà en 2002 la sédentarité comme la première cause non transmissible de mortalité dans le monde (Organisation Mondiale de la Santé, Journée mondiale de la santé, avril 2002), l’épidémie de Covid-19 nous a également montré la vulnérabilité des individus en situation de comorbidité face à l’émergence de nouvelles pathologies virales.

Déplacements décarbonés et réintroduction de l’activité physique dans notre quotidien

Si on conjugue le temps médian quotidien passé à se déplacer en automobile en zone rurale (environ 1h pour parcourir 50km) à celui que chacun(e) devrait passer à pratiquer une activité physique (20mn), il apparaît comme acceptable et même souhaitable de consacrer 1h20 chaque jour à ses déplacements actifs. Objectif qu’un véhicule capable de se déplacer à 30 km/h de moyenne nous permettra d’atteindre. Avec une vitesse moyenne usuelle de 25 à 40 km/h sans assistance3, le vélomobile (pour les plus sportifs ou les moins pressés), éventuellement couplé à une assistance électrique (pour tous les autres) est le véhicule idéal des zones rurales du XXIe siècle (http://www.velomobile-france.com/pages/velomobiles/velomobile.html#:~:text=sur%20200%20m%C3%A8tres%20!-,En%20d%C3%A9tails,km%2Fh%20sur%20le%20plat.).

Confort d’utilisation et modularité des usages
Le Mosquito est une vélomobile, c’est à dire un vélo couché doté d’une enveloppe aérodynamique qui protège également des intempéries. Bien au sec dans son vélo, le cycliste est également beaucoup moins soumis à l’action du vent, qui est le pire ennemi du cycliste classique. Les durées de trajets sont ainsi beaucoup moins sensibles aux conditions météorologiques. Enfin la position de pédalage sur un vélo couché est extrêmement ergonomique, et réduit considérablement la fatigue posturale par rapport à un vélo droit.

Afin de répondre à une multiplicité d’usages (transport d’enfants, d’objets encombrants…), une remorque pourrait lui être attelée (remorque passive ou à assistance électrique).

Introduction à la vélomobile Mosquito :

La vélomobile Mosquito tire son inspiration des nombreuses expériences professionnelles de ses créateurs, à la croisée de l'aviation, de l'aéromodélisme, des matériaux composites, du ski et du vélo.

Un aperçu final des vélomobiles Mosquito construites par les inventeurs eux-mêmes est visible ici : le Mosquito à l'épreuve des routes de moyennes montagnes
Pour découvrir la genèse de la vélomobile Mosquito à travers une interview en anglais : Entretien en anglais avec un des créateurs de la vélomobile Mosquito

Dans les années 1990, en plein développement des matériaux composites, le fait que le bois continue à être utilisé dans les skis les plus haut de gamme conduit les inventeurs du Mosquito à concevoir une vélomobile où le bois joue un rôle prépondérant, en association avec d'autres matériaux (la notion de composite n'est rien d'autre qu'un assemblage de matières choisies pour des propriétés mécaniques spécifiques et complémentaires).

En réalité, c'est tout le travail de connaissance des propriétés des différentes essences de bois qui ont permis par la suite l'émergence des matériaux composites modernes. Ainsi, les premiers avions étaient composés en majorité de bois, comme le raconte le documentaire « Blériot, l'impossible traversée » de Vincent Amouroux et Laurent Mizrahi (Arte, 2021 : https://www.arte.tv/fr/videos/085379-000-A/bleriot-l-impossible-traversee/)

La vélomobile Mosquito est une traction avant : la chaîne transmet la force de pédalage directement à la roue avant. Le rider fait davantage corps avec la machine puisqu'il s'incline pour prendre les virages en plus d'agir sur la barre de direction. Ce sont les roues arrières qui sont directrices, ce qui est plutôt rare sur les vélomobiles.

Quand on adapte un Mosquito pour des personnes de différentes tailles différentes, il vaut toujours mieux avancer la roue avant que de changer la place du siège : on garde ainsi le centre de gravité au centre des points de contacts des trois roues, ce qui garantit une bonne stabilité. Cette vélomobile a été conçue pour rouler confortablement à 40-50 km/h, pas pour rouler à 90.

La taille de la roue avant dépend à la fois de la taille du rider et de ce dont vous disposez pour fabriquer l'avant de la vélomobile : une roue de 622 mm peut être un bon choix pour les personnes aux alentours d'1m90, une roue de 559 mm pour les gabarits d'1m70. Il est bon de choisir une jante large (30 mm) pour la roue avant. Nous nous efforçons de proposer trois tailles différentes de cadre.

Dans l'exemple développé ici, la roue avant est de 406 mm avec un frein à rouleaux (« roller brake »). Les roues arrières ont la même taille, mais ont des freins à tambour, plus puissants et couplés. Il ne faut pas utiliser de fourche pour frein à disque à l'avant car il y a des risques de blessure, la roue étant proche des cuisses.

Genèse de la vélomobile Mosquito :
La première version reçut un carénage avec du tissu aviation, la seconde un carénage avec de la feuille de bambou en 6/10 de mm (poids proche de celui du carbone pour une empreinte écologique bien meilleure). Ces feuilles de bambou étaient ensuite marouflées au tissu de verre (voir un exemple de marouflage : Exemple de marouflage fibre de verre & résine), pour construire une vélomobile à structure discrète (contrairement à la plupart des autres modèles de vélomobile existants, ce n'est pas l'ensemble du carénage de la vélomobile Mosquito qui est faite de matériaux composites mais seulement quelques parties spécifiques), adopter ainsi une démarche biomimétique (les ailes des oiseaux par exemple sont des structures discrètes) et garder une poids total de la vélomobile faible (https://hal.archives-ouvertes.fr/docs/00/60/30/56/PDF/143.pdf).

D'autres futurs sont possibles pour le carénage grâce au tissu de lin, de chanvre ou encore de Dyneema©. Pour un très beau résultat, coudre avec des fils de laiton les placages en bambou sur la structure.
Narrative File: velomobile_Mosquito_dossier_LHT-SYSTEMS.pdf

[[dossier_ecosys::

Historique

L'écosystème du projet Mosquito Open Source est d'abord constitué de la communauté associative de l'Association Française de Vélo-couché), dont certains membres sont également actifs sur le "forum jaune" (http://velorizontal.1fr1.net/), qui a été une des toutes premières à encourager les inventeurs du Mosquito, Nicolas et Olivier CHAMBON, dans le développement du trike puis du vélomobile entier (Premier fil de discussion lié au Mosquito original & second fil de discussion lié au Mosquito original).

A l'occasion du premier camp de formation à l'autoconstruction (novembre 2021), l'écosystème s'est un peu élargi puisque nous avons été accueilli à l'Atelier Z éco-système et que des liens ont commencé à être tissé avec celui de Moissac.

Nous sommes également en lien avec le low-tech lab, Caroline PULTZ et Guénole Conrad ont participés quelques jours au premier camps de formation en novembre 2021. L'idée pour nous est d'aller vers des tutoriels aussi bien faits que ceux du low-tech lab: encore un peu de maturation du projet et le Mosquito pourrait traverser les sept mers grâce au Nomade des mers.

Nous avons aussi été chaleureusement accueilli dans un Fablab pendant les premiers mois de 2022,celui de Caylus (Lot-et-Garonne) pour finir l'assemblage du trike.

Certaines personnes qui gravitent autour du projet pourront donner lieu à des développements spécifiques, par exemple une adaptation de la dimension du carénage pour des personnes de différentes tailles.

Perspectives futures:

Nous entretenons ces liens dans la perspective d'un prochain stage de formation à l'autoconstruction, qui se tiendra dans un fablab ou dans un tiers-lieu vraisemblablement.

Nouer des liens avec l'association L'heureux cyclage nous permettrait aussi d'élargir notre communauté et de nous articuler avec une structure à la fois nationale et locale qui dispose déjà d'outils liés à la mécanique vélo et qui a également des vélos dont une partie pourrait être recyclée sur un Mosquito (cf. par exemple la partie récupération d'un triangle arrière de VTT dans notre documentation).


La dimension internationale est envisageable, dans la mesure où certains membres de l'équipe parlent couramment anglais et/ou allemand. Le Mosquito original avait déjà trouvé un client allemand il y a de nombreuses années: outre-Rhin aussi l'intérêt pour les véhicules à propulsion humaine (et éventuellement assistance électrique) se retrouve aussi dans les rues ou en ligne Fil allemand sur le Mosquito original: là aussi, et dès 2019, le carénage a été fait en partie en DIY.


"Nous aurions besoin d'être aidé par des étudiants ingénieurs ou universitaires (mécanique/dynamique du solide): nous avons besoin d'un modèle analytique des efforts dans la direction car elle est a priori à redimensionner (trop de jeu dans la direction sur le prototype 1 breton) et/ou certaines liaisons sont à revoir.'

]]

Ecosystem File:

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Modèles économiques: le champs des possibles

Nous sommes pour le moment structurés comme un collectif, sans structure juridique propre mais avec déjà un petit soubassement financier indépendant.

Du fait de nos métiers respectifs, l'équipe s'oriente vers un modèle associatif, au moins dans un premier temps. Une (Société coopérative et participative ou une Société coopérative d'intérêt collectif pourrait à terme voir le jour.

Au vu du temps nécessaire pour faire une vélomobile Mosquito (500 heures rien que pour le trike seul) et des envies de l'inventeur du modèle, il semble improbable de s'orienter vers une entreprise classique qui développerait la fabrication, de manière plus ou moins tayloriste.

Nous recueillons actuellement l'avis de notre communauté sur le format de stage qui plairait, sur les attentes (plutôt construire sa vélomobile ou participer à construire une vélomobile commune), le prix espéré d'un tel stage et des différents kits de fabrication que nous pourrions à terme fournir.

Quel que soit l'objectif du stage (ou que les deux types de stage soient proposés à des périodes différentes), réfléchir à former des mentors serait intéressant, notamment pour que les compétences accumulées puissent petit à petit faire tâche d'huile. Typiquement les membres du noyau dur de l'équipe Mosquito pourraient assumer ce rôle, sur des points de construction parfois un peu différents les uns des autres: certaines compétences étant vraiment toutes nouvellement acquises (construction de la structure du carénage et pose du tissu dessus), elles se sédimenteront lors de leur transmission. Dans cette perspective nous réfléchissons à [la co-rémunération] pour les futurs stages.

Résultats d'une petite enquête autour d'un second stage de formation à l'autoconstruction et de kits de fabrication:

Afin d'exploré de possible modèle économique autour de stages et de vente de kits de fabrication nous avons sondés les membres qui suivent le projet (90 personnes sur Discord et 140 par newsletter). 17 personnes ont répondues, voici un résumé du résultats des questions autours des finances.

Stage de fabrication

16 personnes se sont montrées intéressées voir très intéressées par un stage de fabrication. Voici ce qu'elles ont répondu concernant le prix qu'elles étaient prêtes à mettre par jour de stage, hors repas et logement.

Tarif-jour.png

On a ensuite demandé combien de temps ce stage pouvait duré.

Durée.png

Avec ces premiers résultat on serait sur un stage de 8 jours à 300€/participant. Avec les autres envies récolté, le stage aurait un forme similaire au stage de novembre 2021 avec environ 12 à 14 participants et participantes. Ce qui donnerait un ""budget proche de 4000 € pour le stage"", permettant la ""rémunération à minima d'1 ou 2 intervenants"". (hors consommable, location de l'ateliers, transport, etc.)

Kits de fabrication

L'autre volet qui nous intéressait était la possibilité de vendre des kits de fabrication, sur les sondés, 13 personnes se sont montrés intéressés par au moins un kit. Voici les 6 kits proposés et le résultats des tarifs max souhaités.

Combien pour un kit *all inclusive* (structure trike + composants vélo + carénage = vélomobile)

Kit-all-incl.png

Pour un kit trike (= structure trike + composants vélo)

Kit-trike-all.png

Pour un kit structure du trike ( = je trouve moi-même mes composants vélo)

Kit-trike-alone.png

Pour un kit carénage haute couture (armature + toile en tissu technique) [surtout pour ceux qui ont déjà fait leur trike Mosquito]

Kit-caré-textile.png

Pour un kit carénage plus économe (armature + carton) [surtout pour ceux qui ont déjà fait leur trike Mosquito]

Kit-caré-carton.png

Enfin la possibilité de proposer un kit composants vélo (je source et assemble solo la structure trike chez moi)

Kit-vélo.png

Conclusion

On voit tout de suite sur les résultats très volatile. Une première possibilité serait que 2 catégories de personnes suivent le projet Mosquito: les personnes "bidouilleuse", en mode DIY/Lowtech et des personnes plus vélo haut de gamme ou avec une plus grande conscience des prix actuels du marché de la vélomobile. Quoiqu'il en soit il faudra pousseur cette enquête plus loin et surtout étudier les coûts réels de fabrication de ces différents kits.

Bonus

Le dernier point qui pourrait être valorisé finanicèrement est la production d'un guide de fabrication. Tout en gardant l'espect libre et opensource, nous pourrions proposer un contribution sous forme de dons lors du téléchargement du PDF ou l'édition d'un format papier à la vente. Voici les retours à ce niveau dans le formulaire.

Doc.png

Tarif-doc.png

On peut voir qu'au moins 12 personnes seraient prêtes à payer pour soutenir la documentation.]]

Economic File:

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Retours d'expériences du Mosquito OS

La dynamique autour du Mosquito OS existe depuis maintenant 1an, l'occasion de revenir sur le stage et ce qui a suivi cette émulation.

Les ressentis des premiers participants au camp de formation à l'autoconstruction en novembre 2021

Au dernier jour du stage, les points positifs et à améliorer avaient été récolté parmis les participants et participantes, en voici un résumé:

Les points à garder/positifs ➕

Liés à l’organisation:

  • Disponibilité des encadrants (Nicolas et Dorian)
  • Aide technique de Nicolas et apprentissages liés
  • les blagues de Nicolas
  • les échanges de techniques/astuces
  • les postures des encadrants et participants et l'organisation générale, l’autogestion responsabilise tout le monde, l'autonomie, l'implication générale
  • 'ambiance de groupe et du lieu d’accueil (Atelier Z)
  • la variété des tâches et apprentissages (stratification, croisement contre-plaqués)
  • l'équilibre documentation/fabrication (1 documentaliste + 2 bricoleur.ses)
  • le prix très accessible
  • les repas bons et copieux (et bio en plus), la récupération d'invendus pour des pauses gourmandes
  • la bonne préparation en amont
  • l'organisation fluide, pas trop lourde
  • juste d’avoir rendu ça possible, bon concept général pour apprendre des méthodes de fabrication
  • la taille du groupe, bon nombre de personnes (quinzaine)
  • la liberté de se balader entre les ateliers ou de faire autre chose
  • le moment energizer avec les jeux du matin
  • la documentation croisée (apprendre les autres tâches en les documentant avec les autres)
  • la possibilité de tester un vélo couché (merci Marc, Sébastien et Mathieu)
  • les perspectives futures de développement du projet, se sentir inclus(e) dans l’aventure Mosquito
  • le covoiturage

Liés au lieu:

  • émulation “lowtech” autour d’autres domaines que le vélomobile (AtelierZ, LowTech Lab)
  • le gîte loué en commun
  • la chance avec la météo (ça aurait pu être pire!)
  • la mer
  • la rencontre des membres de l’Atelier Z, du LowTech Lab et de l'Association Française de Vélo-couché https://www.afvelocouche.fr/


A améliorer 🚀

Liés à l’organisation

  • Il faut qu’il roule ce Mosquito à la fin!
  • Il manquait une petite soirée de fin de stage :champagne:
  • ainsi qu'un mixeur à l’AtelieZ (pour la soupe! :)
  • prévoir de documenter plus régulièrement, prévoir les temps de documentation le matin (cerveau moins fatigué)
  • s’assurer d’un nombre minimal d’ordinateurs
  • avoir un “arbre des tâches” pour mieux voir les dépendances et l’ordre des tâches
  • avoir un peu de musique dans l’atelier
  • mettre à jour le “Kanban” des tâches pour pouvoir mieux suivre l’avancée générale et de ce qu’il reste à faire.
  • parfois un manque de matière première (contreplaqué, carbone, …)
  • pouvoir rencontrer Olivier, le frère de Nicolas, cocréateur du Mosquito original
  • faire un rapide point avec chaque groupe pour éviter des pertes de temps ou de faire des bêtises
  • prévoir 1-2 sorties pour connaître le territoire (projets, lieux, …)
  • pré-fabriquer certaines pièces “basiques”
  • attention au risque de perte de motivation à la fin si on réalise que le Mosquito ne roulera pas

Liés au lieu:

  • Température de l’Atelier (froid, fatigue, …)
  • Manque parfois d’outils/ de places disponibles par rapport aux nombres de stagiaires
  • Manque de lames à métaux pour les scies sauteuses, outils “précaires”
  • Manque de sanitaire (douches)

Liés au Mosquito et sa fabrication:

  • Des plans avec l’ensemble des cotes précises de la vélomobile
  • Encore plus de pièces standards pour permettre plus de récupération/recyclage
  • Diviser la tâche du cadre arrière en sous-tâches
  • Pouvoir étudier une maquette et/ou un modèle 3D avant de fabriquer les pièces
  • Certaines tâches peuvent sembler répétitives.



Passage d'une vélomobile artisanale haute couture à une vélomobile open-source à fabriquer soi-même


“Un voyage de mille lieues commence toujours par un premier pas.” disait Lao-Tseu: nous avons fait ce premier pas pour démocratiser la fabrication en do it yourself d'une vélomobile Mosquito. L'enjeu est considérable quand on sait que nous fabriquons 80 millions de voitures et camions chaque année (source: Arte). Cette connaissance peut nous amener à nous infliger à nous-même le maléfice petrificus totalus. 


Passage d'un logiciel de modélisation propriétaire à un open-source

Témoignage:

J'utilise des logiciels 3D depuis 15 ans mais pour de la post-production de films et de séries (des fois dans les jeux vidéos): ces logiciels fonctionnent de manière fondamentalement différente des logiciels de Conception Assistée par Ordinateur (C.A.O). Bien que j'aie pu refaire le Mosquito au complet sous Freecad, je pense que c'est un logiciel totalement pourri! Certes il a toutes les fonctionnalités recherchées pour pouvoir produire un modèle correct mais son interface et sa façon de fonctionner sont atroces à l'usage. Ce qui fait que tu passes un temps certain à subir le logiciel plutôt qu'à travailler. Je le déconseille à l'utilisation mais malheureusement il n'existe pas d'alternative gratuite et open source.


Egalité hommes-femmes: dépasser la censure sociale

Témoignage de la seule participante à l'entièreté du premier camp de formation:

Je voudrais démystifier la crainte de ne pas avoir les pré-requis nécessaires (malheureusement souvent ressentie par les femmes). Pour l'anecdote, lors du début du stage à Nevez, Dorian a demandé à chacun de nous de s'autoévaluer sur notre pressenti niveau" de bricolage, avec 3 catégories : débutant/moyen/confirmé. Je crois bien avoir été la seule à me situer dans la 1ere catégorie (on était peut être 2?), alors même que j'ai un passif de chirurgien de guerre pour vaches et que je venais de finir de rénover ma maison! Et je redoutais aussi au début du stage d'avoir à utiliser des outils pas adaptés à mon physique (chose qui m'est beaucoup arrivée dans les activités sus mentionnées...). Sincèrement quand je me suis inscrite je ne me sentais pas trop capable de faire le truc mais je me suis dit "bon on verra bien, au pire je vais galérer mais ce sera peut être sympa". Mais quand au moment de s'organiser pour les hébergements j'ai découvert que j'étais la seule femme, euh... j'étais plus trop trop sûre de vouloir prendre une place dans le gîte collectif. Mais au final lors du stage j'ai ressenti 0 sexisme. En tout cas beaucoup moins que dans les divers milieux professionnels dans lesquels j'ai évolué.


Se lancer dans la construction de la vélomobile Mosquito à l'issue de la participation au premier camp

Témoignage:

Concernant ma construction, ce que je peux dire, c'est que le stage en Bretagne a vraiment beaucoup aidé. J'en serais sûrement pas aussi loin si je n'y avais pas participé. Que ce soit pour les collages, la manipulation des composites ou juste les "c'est possible". Certes, la construction est solo, mais le noyau dur de l'équipe est derrière et c'est vraiment utile. Je sais qu'il y a derrière un soutien technique, humain pour pouvoir avancer tranquillement cette grosse construction.

Sur la technique de la construction
Je pense que le Mosquito open-source demande un temps de construction supérieur à 500 heures en partant de zéro. La mise en place et maintien, séchage et nettoyage des collages sont ce qui prend la majorité du temps. Le découpage des différents éléments en bois et en contreplaqué n'est pas bien compliqué et l'entièreté du Mosquito peut être fait avec des outils simples et de moyenne qualité. L'utilisation de ces outils simples m'a par contre obligé à redessiner des pièces originalement usinées à la machine-outil. Ces modifications fonctionnent correctement et sont simples à construire.

Par contre, je suis en train de travailler sur un autre système de renvoi de direction. Originellement prévu par biellettes, un jeu important a été découvert lors des premiers roulages, il rend le contrôle du Mosquito délicat. Ce jeu vient d'un manque de précision lors de la construction. De plus le maintien des roulements dans leur logement n'est pas concluant. Une version par câbles est en cours de montage pour comparaison:

Modelisation renvoi de direction par cables.png




Suite à l'échec subi par le Mosquito breton au niveau des charnières (sûrement dû à plusieurs facteurs: conditions de fabrication du trapèze, charnières de qualité moyenne, manque de données sur les forces s'exerçant à ces endroits pour la configuration open-source du modèle), j'ai choisi d'attacher les bielles de la façon suivante:

Lien bielles-siege nouveau systeme.png

Pendant la construction je n'ai pas contacté Nicolas, les plans et le stage breton étant suffisants pour mener la construction à son terme. Il y avait par contre quelques erreurs dans le modèle 3D (les pattes avant trop rapprochées ne permettant pas le passage de la roue avant) et quelques autres erreurs de mesures classiques dans ce genre de projet. J'ai pu les régler seuls avec un peu d'improvisation. Mais, dans l'ensemble, les seules limitations que j'ai aujourd'hui sont liées au design même du Mosquito qui n'est pas encore mature, elles ne sont pas liées à la construction elle-même qui m'a quand même amené à un vehicule qui a roulé (certes 200m seulement mais c'est déjà ça). Par contre, on a eu quelques échanges suite au dernier rassemblement de Caylus portant sur l'attachement des bielles et sur la transmission des changements de direction par câbles. Mais rien d'essentiel pour la construction en tant que tel. Je pense qu'avec des plans détaillés (par juste un modèle 3D), un manuel de construction et une liste des outils, matériaux et pièces rendent cette construction possible pour qui a du temps. Ça pourrait prendre cette forme très détaillée comme ici Charrete bike ou plus a l'ancienne comme on faisait au milieu du siècle dernier dans l'aviation amateur. Faire un stage pour demystifier la partie manuelle est par contre très utile. L'aide à distance je n'y crois pas trop par contre.]]

Feedback File: CV_quelques_membres_equipe_Mosquito_open-source.pdf