EOXS avec Soraya propose une alternative à la deuxième (voir première) voiture en zone semi-rurale ou rurale : Une voiture électrique 'capoté’ ou non à 3 roues et 2 places.
On vise les trajets quotidiens de plus de 10km, incluant les axes où la vitesse est limitée à 80-90 km/h.
Hormis les problématiques sociales et environnementales générées par la voiture particulière (émissions de CO2, pollution de l’air, pollution sonore, consommation de ressources, sédentarité, prix de l’essence, … ), on veut avant tout égoïstement redonner le plaisir de la conduite, de la liberté à tout un chacun.
Avec Soraya on cherche pas trop à surfer sur une vague tendance type transition écologique.
On veut se différencier et utiliser un mode de déplacement différent, égoïstement d’abord tourné vers le plaisir. Nous vivons actuellement dans un monde d’interdits … nous recherchons donc une liberté primaire indispensable à la survie de ce qui nous reste d’humain.
Passionnés de mécanique et d’automobile, on veut quelque chose de différent. Retrouver une autonomie, une liberté, un délire ….
Usage du vélo, véli, vélou, ou tout autre nom qu’importe le contenant tant que l’ivresse de la liberté est là.
Avant tout, il faut qu’il soit léger, car de cette masse dépends la puissance du moteur nécessaire pour s’insérer dans le flux de la circulation sans devenir un danger pour les autres automobilistes, voire pour soi-même.
De notre point de vue, cet aspect masse critique est le point d‘achoppement de tous les véhicules électriques, que ce soit voitures, bateaux ou engins volant, avions, hélicoptères.
Plus le véhicule est lourd, plus il a besoin d’une batterie de capacité supérieure et d’un moteur puissant. En finalité rien n’a été gagné en autonomie réelle. Juste la masse augmentée.
L’idée est donc de retirer tout ce qui est à notre humble avis superflu dans un véhicule qui est destiné à faire des trajets de moins de 80 km, afin d’en réduire au maximum la masse. Utiliser une motorisation moindre et garder une joie de vivre à son volant.
Pour ne prendre qu’un seul exemple, ne pas installer de pédalier et sa génératrice qui potentiellement va augmenter l’autonomie de quelques kilomètres seulement, tout en augmentant la masse du véhicule. Il faut aussi prendre en compte l’aspect entretien supplémentaire, encombrement des pieds, ...
Ne pas faire comme les voitures hybrides actuelles qui combinent à elles seules tous les défauts des voitures à moteur thermique et électrique .
Si on veut faire de l’activité physique, il a y a ce qu’on appelle le vélo ou la marche à pied. Ne pas refaire un hybride ultra-léger avec comme prétexte ses faux avantages liés à la santé. Est-ce bon de faire un effort physique en respirant les gaz d’échappements des autres véhicules ?
Minimaliste et simplicité sont les axes de développement de Soraya, sans oublier l’aspect sécurité active et passive.
Soraya souhaite titiller votre envie de liberté
Toutes les personnes ayant besoin de se déplacer, que ce soit pour le plaisir ou pour le boulot peuvent le faire avec Soraya.
Actuellement nous avons parcouru plus de 8000 km de tests routiers, que ce soit sur des nationales à 80 km/h, sur des départementales, circuits découvertes, sur des chemins de terre, gravi des cols (plus de 10%), … Il faut juste savoir rester humble et profiter sereinement de ce qui nous est offert.
• La vitesse est limitée à 80 km/h, mais de vous à moi pour profiter sereine
ment de l’environnement 65 km/h est la vitesse idéale si vous êtes en promenade découverte.
• L’autonomie réelle sur les 8000 km de tests est de 270 km sur une seule charge.
• Le coût d’une charge complète de 9 heures est de 2,70 euros. Nous sommes donc à 1 euros pour 100 km !!!. (Il est possible de charger en 4,5h également).
B2C, B2B, B2G, touché coulé ...
Il faut rester simple dans ce monde d’interdits.
Quel est votre besoin ? Par nécessité, par plaisir ?
Redevenons cohérents et allons à l’essentiel.
Nous préconisons pour les trajets de moins de 3 km de le faire à pied ou à vélo. Il pleut ?? Ça fait trop longtemps qu’on a oublié la sensation de la pluie sur la veste. On est trop déconnecté de la nature et de la vrai vie. Le corps a besoin de se rappeler es éléments externes, la pluie, le vent, le froid. Il n’y a rien de plus naturel. Le corps a besoin de ces agressions afin de rester rester réceptif à ces attaques. Aujourd’hui tout est trop stérile et le corps ne sait plus que faire pour lutter, tout comme nous.
Dans notre grosse voiture thermique ou électrique c’est la même chose. On est agressif au volant. Il faut arrêter cette escalade vertigineuse qui n’alimente que l’égo.
Avec Soraya, quel que soit le trajet, la joie, la liberté retrouvée, la vie se retrouve devenue plus simple. En fait juste normale.
Narrative File: Dossier Naratif fiche equipe Soraya 1.pdf
Eoxs est actuellement implanté dans le Vaucluse, au pied du Mont Ventoux, proche du plateau d’Albion, cerné par les Dentelles de Montmirail et les gorges de la Nesque.
Autant vous dire que le terrain de jeu est fort varié et que les tests s’effectuent rarement sur des routes planes.
Au milieu de cette nature extravagante, nous souhaitons que le concept de Soraya reste simple, robuste, tout en utilisant un maximum d’organes existant rendant l’entretien simple.
Les acteurs territoriaux.
Actuellement l’ensemble de la partie R&D est effectuée par nous même sur Caromb.
Néanmoins, nous utilisons certains acteurs locaux (moins de 40 km) pour par exemple :
• Découpe des pièces au laser : Jimenez Motor (Monteux)
• Fourniture des aciers : Sapim Inox et Ferren Fer (Le pontet - Carpentras)
• Montage équilibrage des roues : Flament Moto (Serre)
• Accessoires divers provenant de motos : 50 Factory (Avignon)
• Accessoires divers venant de voitures : Sud Auto (Carpentras)
• Pliages, cintrage : CEMI (Malaucene).
• ...
Le véhicule et son environnement.
Un point qui a attiré notre attention dés le début de cette aventure est l’intégration de Soraya sur le réseau routier. En effet nous sommes en catégorie L5e-A, ce qui veut dire que nous devons pouvoir nous insérer de manière fluide dans un flux de circulation sur les routes secondaires ou départementales.
Dès lors nous avons décidé de choisir un moteur suffisamment puissant pour ne pas gêner le trafic des voiture et camion, tout en limitant la vitesse maximum à 80 km/h. Nous avons testé des moteurs de 6, 8 et 12kW.
Le rayon de braquage a également été un point important. Nous sommes aujourd’hui a un rayon de braquage extérieur inférieur a 3,50 m.
Le choix des matériaux et accessoires à été fait pour optimiser la durée de vie du véhicule, le rendre réparable, recyclable et très peu énergivore. Il est de ce fait sobre dans tous les sens du terme.
Communauté d’acteurs.
Il est sur que dans un futur plus ou moins proche, on se rapprochera de communautés d’acteur type région ou département pour la partie tests, financements, …
On aura besoin, c’est certain de créer une communauté autour du projet pour lui donner un nouvel élan et avoir une projection plus claire sur le futur, mais à l’heure d’aujourd’hui la priorité est de créer le prototype V2 afin que l’on puisse avoir un concept fini, réaliste, testable à proposer. Rien ne sert de courir plusieurs lièvres à ce stade. Le temps est précieux, il faut l’utiliser à bon escient !
Ecosystem File: :Dossier Ecosystème Soraya.pdf
Modèle économique
Étant donné que nous sommes toujours en phase de prototypage, il est actuellement difficile d’avoir un modèle économique bien ficelé aujourd’hui.
Néanmoins dès le début de l’aventure, nous avons pu imaginer certaines pistes.
La location longue durée pour particuliers ou collectivités.
Réduit l’investissement initial pour le client.
⇒ Soit un loyer mensuel fixe.
⇒ Soit un paiement mensuel au km réellement parcouru.
La location touristique.
Formule All inclusive pour le client.
⇒ Circuits découverte prédéfini pour petits groupes avec accompagnement (demi-journée ou journée).
⇒ Location libre sans accompagnement (demi-journée ou journée).
La vente pour particuliers ou collectivités.
Être propriétaire de son Veli implique moins de contraintes et la maîtrise des coûts.
⇒ Pouvoir faire sois même l’entretien, toutes les pièces d’usure s’achète dans le commerce.
⇒ Coût au km réduit à la simple charge, usure des pneus et des freins.
Activité de l’entreprise
Nous voulons avancer doucement, mais sûrement ... et partir sur des bases solides.
Pour 2026, construire le prototype N°2 et avancer dans l’homologation.
Une fois homologué, il sera plus facile de faire tester le véhicule à des collectivités ou particuliers.
Si on arrive à homologuer rapidement le V2 en 2026, alors on pourrait imaginer un début d’activité commerciale en 2026-2027.
Activité commerciale 2026-2027
Par simplicité peut-être dans un premier temps, on créerai une nouvelle branche commerciale afin de proposer des circuits touristiques accompagnés dans la région.
De ce fait, on aurait un retour direct des utilisateurs et la garantie de pourvoir solutionner tout éventuel problème directement. De même en fonction des retours, éventuellement faire évoluer Soraya vers plus de confort, plus de plaisir, ...
On se veut vraiment de prendre le temps et en finalité proposer un produit qui répond à un réel besoin, mais pour ce faire on a besoin de connaître les retours des utilisateurs. Donc les ballades accompagnées semblent être une approche intéressante.
Activité commerciale 2027-...
Proposition commerciale de vente ou location de Soraya à tout un chacun.
En fonction de la direction choisie selon la demande, création d’un réseau de location, réparation, charge, … en fait tout est possible, aucunes pistes n’est à négliger.
Le prix ….
Dernier point et non des moindre, c’est le prix.
A l’heure actuelle il est très difficile de se positionner et de définir un prix de vente ou de location.
Notre rêve serait d’avoir Soraya à le vente en dessous des 10.000 EUROS. Utopie ou non, nous n’avons aujourd’hui pas la réponse à cette question. Il nous faut d’abord avancer sur le prototype V2 et avoir un premier véhicule homologué.
L’open source
Nous pensons que c’est actuellement la seule voie possible si on veut que ce monde change.
Economic File: Dossier Economique Soraya.pdf
6.1 RETOUR D’EXPÉRIENCE
L'expérience de coopétition de l’extrême Défi est courte.
Mais voici notre retour d'expérience, sur une durée actuellement de 11 mois :
++ Les plus ++
La communauté
Nous avons pu être présent pour la première fois à salon (Drive To Zero 2025) et exposer un concept de premier prototype. Ce fût l’occasion pour nous de découvrir d’autres acteurs et de tisser certains liens.
La richesse et la diversité des idées
Quelle surprises de voir la quantités d’idées, d’innovations, de délires en tout sens.
Quelque part enfin un espace temporel, dans lequel les idées les plus folles peuvent émerger sans aucunes critiques.
A quoi ça peut servir ?
Si au moins la vision des gens peut changer et qu’ils acceptent ces nouveaux concepts. Hors format, hors du temps, hors du chemin imposé par des idées toujours préformatées, inodores, incolores… Où est la folie de l’homme, elle n’a plus trop sa place dans notre civilisation ou culture actuelle.
L'ADEME comme sponsor
Un acteur comme l'Ademe est primordial de crédibilité de la folie des vélis-acteurs.
Le Forum et les réunions hebdomadaires
La richesse du Forum et la qualité des sujets proposés pour les réunions hebdomadaire est tellement riche, qu’il est quelques fois difficile d’être sur tous les fronts en même temps. Donc quelque part c’est comme souvent un outils à double tranchants, mais grâce au suivit et aux rapports des réunions mis en ligne, il est possible d’en profiter si le présentiel était impossible.
-- Les moins --
Le temps cours contre nous ...
Chaque modifications sur le prototype demande une quantité phénoménale de temps. Entre l’idée, la définition du concept, l’intégration sur le prototype et enfin les tests, le temps continue de courir et ne s’arrête pas. Du point de vue, c’est bien, ça nous oblige d’avancer, de l’autre il se peut que l’idée soit bonne mais l’intégration impossible. Quelques fois on souhaiterais avoir un peu plus de temps. Nous avons rejoint le projet en cours, peut-être que si nous y étions il y a 2 saisons que ce serait un peu plus cool. Néanmoins, la pression peut aussi être bénéfique pour aller de l’avant.
Mutualisation des composants
Vu la multitude de concepts velis, il n’est pas toujours évident de mutualiser des pièces, ensembles ou sous ensembles. Avant de parler de mutualisation, on pense qu’utiliser des pièces existantes sur le marché de la voiture, du vélo, de la moto, du quad, ... est plus intéressant que de se focaliser sur une idée de mutualisation, dans un premier temps.
Chaque véli est différent, et si on se retrouve imposé à devoir utiliser certaines pièces, c’est peut-être tout le concept de notre projet qui est entravé.
Donc pour nous la mutualisation n’est pas le premier point d’intérêt, mais bien l’utilisation de pièces existantes et disponibles sur le marché aujourd’hui.
Tests en situation réelle des velis
En fonction de la catégorie des velis, il est parfois impossible d’en assurer certains et de pouvoir les utiliser en tests sur la voie publique. Trop peu d’assurances acceptent de jouer le jeu de l’innovation.
Dans notre cas, nous avons 3 plaques d’immatriculation W, et seulement une assurée. Ayant 2 vélis à tester, on ne peut les utiliser que 1 à la fois. C’est dommage, on aurait pu faire 2 fois plus de tests en situations réelle.
Made in France ...
De notre point de vue, quand on parle de prototypage, on cherche à avoir le meilleur composant au meilleur prix. Malheureusement, souvent aujourd’hui, les prix des matériels dits fabriqués en France sont souvent beaucoup plus chère que ceux venant d’un peu plus à l’Est … De plus il y a une omerta sur la ‘propriété intellectuelle’, et si on veut modifier un paramètre, un composant, ...on se retrouve bloqué. Si je veux un écran Y, une batterie Z, un BMS W, un régulateur R, …. c’est pas évident avec le matériel dit Made in France. C’est pas assez ouvert et libre.
6.2 SAISON SUIVANTE
Vu que nous avons intégré le projet en cours, il n’y a plus vraiment à notre connaissances de suite.
Actuellement nous avons un premier prototype de veli qui vient de terminer 8000 km de tests routiers.
Celui-ci étant non homologué, il peut-être testé, mais avec une personne de chez nous en présence.
Nous avons une liste de points à améliorer, et pour ceci nous devons construire un prototype N°2, qui nous pensons pourra-être homologable à titre individuel.
On peut récupérer plus ou moins 60 % du prototype N°1 pour le N°2, mais il y a 40 % manquants … pour qu’il soit mis à disposition en tests pour tout un chacun.
Donc pour l’avenir ce n’est pas trop clair. Probablement que si il n’y a plus rien du côté de l’Ademe, on continuera en fonds propre à notre rythme.
Au jour d’aujourd’hui on continues comme on peut, en réfléchissant et étant à l’écoute de toutes propositions.
Dans tous les cas, quelque soit l’issue, c’est le kiff tous les jours avec ce projet!
Feedback File: Dossier Projet fiche equipe Soraya 4.pdf