Etude Potentiel de changement de classification des routes pour développer les usages des vélis et vélos
Short description: Etude Potentiel de changement de classification des routes pour développer les usages des vélis et vélos
Description: Cette étude vise à mieux connaitre le potentiel d’infrastructures routières qui seraient « transférables avec des priorités » aux modes les plus légers (vélo, trottinettes, Véli) à court et moyen termes pour permettre le déploiement rapide et à moindre cout de réseaux sécurisés structurants à destination des modes actifs et/ou légers. Cette étude permettra enfin de sensibiliser les gestionnaires de voieries (communales, intercommunales, départementales) sur le potentiel du réseau viaire existant. Elle aura vocation à intégrer ce type d’approche dans les élaborations, révisions et mises en œuvre de schéma directeur cyclable à venir.
Cette étude, qui s’inscrit dans les programmes AVELO de l’ADEME accompagnant les territoires peu denses en France, a pour ambition de sensibiliser les gestionnaires de voirie à l’immense potentiel de transformation du réseau routier existant, à les inciter à expérimenter des fermetures au trafic motorisé de transit, à requalifier ces voies pour les intégrer à des réseaux dédiés aux modes actifs, aux véhicules intermédiaires mais aussi à tous les véhicules nécessaires à la vie locale au quotidien (de service, d’urgence, agricoles, riverains). Il met en avant différentes solutions de partage entre modes actifs, riverains et agriculteurs, déjà testées en France et ailleurs.
Avec 1,1 million de kilomètres de rues et de routes, la France dispose du réseau viaire le plus dense d’Europe. Ce réseau, vieillissant, de plus en plus coûteux à entretenir en raison du changement climatique, souvent surdimensionné par rapport au trafic (surtout en zone rurale), recèle pourtant un formidable potentiel mal connu que cette étude entend révéler. Le réseau viaire pourrait en effet représenter un levier de la transition écologique des mobilités, à condition qu’une primauté soit donnée aux modes actifs (vélo, marche, trottinette) et aux véhicules intermédiaires sur une partie de ce réseau. Ces modes pâtissent de la carence en infrastructures sécurisées et confortables, dont le développement se confronte souvent à des contraintes techniques et réglementaires, au manque de moyens, de coordination des acteurs et des sources de financement, d’acceptabilité parfois. Les usagers non motorisés doivent partager la chaussée avec un trafic rapide et dense incompatible avec leurs besoins de sécurité, surtout pour les publics les plus vulnérables.
En complément des aménagements cyclables sécurisés en parallèles de certaines routes, changer l’usage de certaines routes peu utiles aux véhicules motorisés s’avère un impératif pour créer des itinéraires continus et attractifs et massifier la pratique des modes actifs en milieu rural. En s’appuyant sur des entretiens avec des collectivités, des associations et des chercheurs en France et à l’étranger, une analyse comparative des réseaux viaires avec d’autres pays européens (linéaire de voies, coûts d’entretien, niveau des flux de voyageurs et de marchandises), cette étude met en lumière le développement des démarches et projets visant à la modération de la circulation motorisée sur les routes existantes pour dédier celles-ci à la circulation des modes actifs, dans différentes régions et pays d’Europe.
Grâce à une modélisation basée sur un algorithme, cette étude montre également l’étendue des voies susceptibles d’être requalifiées en vue de favoriser les modes actifs et les véhicules intermédiaires et simule un maillage possible reliant toutes les communes françaises empruntant les voies les moins circulées par les véhicules motorisés. Il apparaît que sur l’ensemble des 1,1 million de kilomètre de routes à l’échelle nationale, seuls 345 000 kilomètres sont réellement indispensables aux véhicules motorisés, 61 000 pourraient être réservées aux modes actifs et 50 000 supplémentaires aux modes actifs et aux véhicules intermédiaires. Un comparatif de l’ensemble des départements métropolitains permet d’identifier les territoires où cette action pourrait être déployée en priorité.
Une approche maximaliste tend à identifier un potentiel additionnel de 323 000 km de voies potentiellement réaffectables pour l’usage du vélo et pour celui des véhicules intermédiaires.
Loin d’être une politique cyclable au rabais, la requalification de voirie doit suivre un protocole adapté. La fin de l’étude propose un mode d’emploi pour la mise en oeuvre de ces solutions de requalification de la simple modération de vitesse jusqu’aux modifications d’accès les plus ambitieuses. Les différentes solutions techniques et réglementaires sont détaillées. Du diagnostic, à l’aménagement, du changement réglementaire à la signalisation en passant par la concertation, les gestionnaires de voirie y trouveront les clés pour expérimenter la requalification de voirie en zone rurale.
Tags: étude, voirie
Theme: Véhicules intermédiaires, eXtrême Défi
Organization related to this knowledge: ADEME
Challenge(s) related to this knowledge: L'extrême défi ADEME
Community of interest: Communauté de l'eXtrême Défi, GT Territoires et Expérimentations XD
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