Notre référentiel des mobilités/Changer les pratiques de mobilités

De Communauté de la Fabrique des Mobilites

Partout il est question d’accompagner le changement, de le conduire, d’amener les citoyens à changer de moyens de transport. Par de l’information, par des exemples à suivre, par des guides, par des incitatifs ou des contraintes. Ce changement n’est plus une option tant le développement de l’offre de transport est limité. Pour autant, plus la volonté de changer est grande, plus dans les faits, les pratiques ne changent pas ou très lentement.

« Le vélo, c’est bon pour le santé et pour votre porte-monnaie. Pourquoi vous continuez à prendre votre voiture ? c’est évident, il faut changer »

« De toute façon, vous serez obligé de changer… »

Le secteur des transports se caractérise par une très grande importance des comportements, des usages, des pratiques. Chaque jour, plus de 170 millions de déplacement ont lieu. Chaque déplacement implique une décision (réelle ou automatique) : à pied ou en voiture, en vélo ou en bus, je passe par là ou par là, j'en profite pour prendre ... Ces décisions ont des conséquences massives : 50 millions de tonnes équivalent pétrole consommées, des millions de kilomètres de congestion, des tonnes de particules et de NOx. Ces décisions sont à l'origine des problèmes. Elles sont la conséquence de notre culture, de nos modes de vies collectifs, de nos apprentissages individuels et collectifs, de nos capacités cognitives et physiques.

Les mutations en cours impliquent de questionner toutes ces décisions, mais également celles de tous les acteurs, pas uniquement les "usagers" : les industriels, les collectivités, les autorités publiques et leurs processus de décision, les incitatifs et les contraintes que nous avons progressivement mis en oeuvre.

Changer les comportements, théorie

Dan Pink dans une vidéo TED nous décrit que cette approche est scientifiquement une impasse. Plus le problème est complexe à résoudre, plus les dispositifs de carotte/baton, incitatif/punition sont inutiles, pire ils sont contreproductifs en restreignant nos capacités à imaginer d’autres possibilités, à explorer. Or changer de mode de transport n’est pas une chose simple, c’est éminemment complexe. Nos mobilités quotidiennes sont intimement tissées avec toutes nos activités, avec notre tissu social, avec nos représentations et nos imaginaires. Elles viennent de nos pratiques personnelles, se prolongent dans notre image sociale et l’éducation que l’on délivre à nos enfants.

Changer de mode de transport est donc un bouleversement intégral et personnel. Vouloir le faire nécessite une préparation et un accompagnement. Le projet BMA (Bretagne Mobilité Augmentée) explore le sujet du changement de comportement, itère dans près de 20 démonstrateurs et plus de 50 solutions co-conçues de nouvelle mobilité / nouvelle activité. Il ressort une approche en 3 temps (extériorisation, co-construction, expérimentation) s’appuie des mécanismes connus de l’intelligence collective : la mise à distance de ses propres choix pour « se regarder », l’engagement individuel dans une dynamique collective, l’expérimentation dans le prototype qui devient l’émergence visible du projet et permet l’itéreration à la fois individuelle et collective.

Lien vers la présentation pour comprendre les changements de comportements.

Etude ADEME, Changer les comportements, faire évoluer les pratiques sociales vers plus de durabilité

Changer les comportements sur le terrain

Les en mobilités sont également une ressource précieuse pour engager dans les territoires les actions adaptées au contexte local. Voir la communauté des conseillers en mobilité.

Pourquoi et Comment organiser un défi Mobilité "7 jours sans ma voiture" ?

Ressource sur ce sujet :

Les Challenges de la Mobilité

Les challenges de la mobilité existent depuis de nombreuses années.

L’objectif est d’inciter les usagers de la route à se déplacer autrement que seul en voiture pour leurs trajets domicile – travail. A cette occasion, ils font l’expérience ludique d’autres modes de déplacement comme le covoiturage, le vélo, les transports en commun, la marche ou le télétravail.  Ils contribuent ainsi à la réduction de la congestion et de l’accidentologie, l’amélioration de la qualité de l’air, …

Certains challenges privilégient un mode en particulier (le vélo ou le covoiturage) alors que d’autres proposent toutes les alternatives à l’autosolisme. Certains se déroulent sur une journée, d'autres sur une ou plusieurs semaines.

Des appellations différentes, des modalités de participation spécifiques à chaque territoire mais un seul but commun : sensibiliser et valoriser les modes de transport alternatifs à la voiture individuelle.

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