Journée des Partenaires du 7 octobre 2016 (Autonomy)

De Communauté de la Fabrique des Mobilités
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AUTONOMY est l'occasion de réunir les partenaires intéressés par les relations entre les startups et les groupes. Un précédent atelier a porté sur les liens et synergies entre les startups et les collectivités. Les options sont multiples et le sujet commence à être étudié comme le montre les rapports de l’INSEAD et 500Corporations ou encore ceux de NESTA Winning Together and Scaling Together. Lors de la conférence, nous bénéficierons de retour d’expériences de secteurs qui ont eu à collaborer plus tôt avec des startups, pour ensuite faire un état des lieux factuel des succès et des échecs des différentes parties prenantes (Article du Blog de la Fabrique).

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Programme[modifier | modifier le wikicode]

Rendez-vous à 9h55 à l'accueil de AUTONOMY, nous vous guiderons jusqu'à la salle (balcon 8).

Personnes inscrites : Liste

Matinée : Comment anticiper la sortie de l’effet de mode startup-grand groupe ?

1 - Keynote / Présentation et Présentation avec Commentaires (15 minutes) : Startup et grands groupes, 5 points clefs pour se prémunir d’une gueule de bois annoncée - 20 min par Philippe Méda, Merkapt, ou comment définir une stratégie d'incubation gagnant - gagnant ?

2 - Retour d’expériences - 40 min : Erik Grab - Michelin (Open Lab Challenge Bibendum), Olivier Leclerc - Safran, Sébastien Couturier - Aéroport de Paris

  • importance de travailler en écosystème pour regrouper tous les niveaux, plusieurs niveaux, groupes, startups, utilisateurs - multitude.
  • pourquoi innover ? quel objectif se fixe-t-on ? mutualiser des terrains de jeux comme les aéroports.
  • Partir de projet venant de startup/intrapreneur pour amener les structures internes à évoluer si on leur donne un espace, une protection, un droit à l'erreur
  • Quels sont les modes d'integration de la startup "en cas de succès" avec tous les interlocuteurs (juridique, business unit, ...) ? Le passage à la phase industrielle est délicat.
  • utiliser plusieurs outils pour apprendre en faisant : fond capitalisation, partenariat avec des incubateurs externes, accompagnement de quelques startups en mentorat
  • Il est délicat pour un groupe de prendre du temps pour apprendre dans un écosystème (quel ROI : business - connaissances des marchés - culturel pour apprendre), difficile aussi de se raccorder au comité de direction traditionnel avec les critères classiques.
  • Quels conseils à la Fabrique ?
    • détailler les ROI : business, connaissances des marchés, culturel,
    • outiller les groupes pour mieux se poser les questions et mieux intégrer des innovations de rupture dans les processus,
    • travailler en communauté d'intérêt : entreprise élargie, en écosystème, intégrer les tiers parties (incub accél clusters pôles ...), mais rester maître de son destin pour ne pas devenir sous-traitant,
    • donner des moyens, ressources aux entrepreneurs en leur partageant des objectifs, en partant aussi des besoins des B.U.
    • startups et salariés : comment accompagner la transformation culturelle ? c'est aussi un projet en tant que tel.

3 - Echanges - 60 min

Approfondir les retours d’expérience de chacun. Par exemple:

  • Rendre les cycles de vie compatible
  • Intégrer une startup à une activité “core business”
  • Quelle rémunération pour le grand groupe
  • À quoi sert un grand groupe pour une startup
  • Dimension culturelle et internationale est essentielle : langue, mixité culturelle, marché mondial

Les 3 ROI à détailler pour justifier l'intérêt de collaborer entre startup et groupe :

  • Incubation de startups pour faire du scouting marché (market, techno, design)
  • Pour aculturer et changer les mentalités des salariés (RH, fast tracking hauts potentiels, hacking bienveillant des comex)
  • Pour générer du business (liaison avec les Business Units).

Après-midi : Comment créer de l’effet de levier sur les projets ? Atteindre la masse critique

5 - Keynote / Présentation : Gérer l’enjeu de la masse critique face aux plateformes numériques globales par Stéphane Schultz, 15 Marches

La taille critique est un point clé des systèmes de transport pour résoudre le dilemne de l'offre et la demande. Pour cela, la startup traverse et met en oeuvre plusieurs stratégies qui peuvent être très différentes. Notamment le début n'a pas été, pour les startups aujourd'hui "matures", réalisé de façon rationnelle, piloté par un plan. La démarche est alors itérative, effectuale, plutôt amenée par des artistes et non des ingénieurs. Le sujet du passage de "zéro à un" est essentiel dans la compréhension des mécanismes.

Le passage d'une expérimentation locale à une croissance internationale puis à une "hégémonie mondiale" est particulièrement délicat. Si le business modèle recherché est centré sur la scalabilité, au début rien n'interdit (et c'est même le contraire) de mettre en oeuvre des processus non scalables. Au démarrage, la compréhension fine du ou des problèmes doit être menée sur le terrain par les entrepreneurs.

BlablaCar a testé 8 modèles d'affaires sur 5 ans : Plateforme techno pour collectivités (non scalable mais monétisable), puis entreprises, Publicité, Numéro téléphone taxé, Offre Premium, pour les évènements, puis Transaction. Ces itérations ont conduit à l'interface simple, la stratégie DREAMS, une modération validée à 100% après une vérification. Le passage au paiement a conduit paradoxalement à la forte croissance car il améliore l'efficacité de la plateforme en passant de 30 à 3% le nombre de transation annulée.

AirBnb a démarré sa croissance après la mise en oeuvre des photographies de professionnels des appartements. Ces décisions sont basées sur des observations de terrain, formulées en hypothèses, qui sont testées puis validées.

Ce qu'il ne faut pas faire :

  • ne pas viser 1% du marché principal plutôt que 20% d'un marché de niche,
  • ne pas comprendre ses clients et son problème sur le terrain,
  • ne pas pivoter trop souvent,
  • ne pas s'autofinancer,
  • ne pas perdre sa vision initiale (pour explorer des marchés/technos),
  • ne pas connaître ses compétiteurs (en pratiquant),

6 - Retours d’expériences et approches en cours : Rémy BOURGANEL, Designer et Koolicar Stéphane Savouré avec PSA et MAIF. 

Stéphane Savouré a construit sa stratégie autour d'une approche visant à avoir une excellente expérience utilisateur plus fluide qu'une clé. Cette vision s'appuie sur une technologie développée sur plusieurs années. Ce choix le place en seconde position par rapport aux acteurs utilisant uniquement une application. Pour Stéphane qui est également présent au Canada, le laboratoire de la mobilité se trouve en France. Koolicar a réussi un premier partenariat et lever avec la MAIF puis récemment avec PSA. Le passage à l'échelle de Koolicar est également influencé par les produits d'assurance locaux même si la marque doit être mondiale. A terme la technologie sera intégrée dans l'automobile. 

Rémy Bourganel a très précisement décrit le rôle du design dans la mise en oeuvre d'une expérience globale, d'une narration. Pour les startups il est essentiel d'avoir dès le départ, idéalement un designer dans l'équipe, mais à minima une approche systémique appuyée sur 3 champs : Le fonctionnel, le sensoriel, le symbolique & valeurs. En général, il n'y a que le fonctionnel et un peu de sensoriel. Le designer met en oeuvre un processus basé sur l'abduction. Il crée des objets intermédiaires (parfois de simples simulations avec des prototypes papier en situation) dont le but principal est d’apprendre, provoquer une discussion autour des hypothèses. Cette méthode permet des 'pivots naturels’ vers le produit le plus désirable.  

Ce ‘prototype' n'est pas déployé pour valider uniquement des fonctions techniques mais plus globalement l’équilibre "fonction+sensoriel+valeur". Par exemple, une fonction technique peut être dégradée au bénéfice d’un équilibre de tous les sens dans l'objectif d'expérience. Plus largement, le passage à l'échelle s'appuie également sur une narration, un storytelling de l’innovation. Cette narration est particulièrement porteuse si elle s’appuie sur le pourquoi avant le moment puis le quoi.  

L’imaginaire, le désir et le plaisir ne sont pas assez considérés comme des leviers.  

7 - Echanges  et Conclusion de la journée